La veille concurrentielle suppose une idée claire de ce que l`on cherche à savoir. Ensuite seulement, se pose la question du choix des méthodes et des outils : la plupart du temps, des moteurs de recherche, du plus simple au plus sophistiqué.

Rationaliser un grand nombre d`outils de recherche d`information

L`environnement concurrentiel d`une entreprise change considérablement avec Internet. Aux concurrents traditionnels du monde physique s`ajoutent les nouveaux venus du commerce électronique et, surtout, la concurrence internationale : quand acheter un CD aux Etats-Unis est aussi simple que l`acheter en France, le tout pour un prix inférieur, l`entreprise doit s`armer afin de définir une stratégie pour contrer ces nouveaux entrants. De même, avant de lancer une offre sur Internet, elle doit s`informer pour se positionner face à la concurrence. Cette réflexion stratégique passe forcément par la mise en oeuvre d`une cellule de veille concurrentielle. Plus que le choix des outils, c`est la méthodologie qui sera décisive.

« Avant tout, il faut déterminer ce que l`on veut savoir » , insiste Alain Maestracci, PDG de l`agence de marketing Internet Adoc, qui fait de la veille concurrentielle pour ses clients. « Il est possible de surveiller les prix, mais aussi de réaliser des études concurrentielles, de chercher à identifier les concurrents, de surveiller ce qui se dit sur une entreprise et sur ses concurrents. On peut aussi faire de la veille récurrente sur un sujet ou sur une étude à un instant donné - pour le lancement d`une nouvelle offre, par exemple. Les options sont nombreuses. Selon celles qui seront retenues, les sources d`information et les outils seront complètement différents. » La veille concurrentielle ne laisse que peu de place à l`improvisation : elle repose sur la définition d`un cahier des charges précis, listant ce que l`on cherche exactement à savoir. Ensuite seulement intervient le choix des outils, en fonction de l`enquête à mener.